C’est au cœur d’une très ancienne prairie appartenant au Domaine des Abeilles d’Or que poussent les légumes, herbes aromatiques et fleurs comestibles que vous trouverez ici. Nous privilégions le goût et les nutriments plutôt que le calibre et les rendements, tout comme une agriculture respectueuse de l’environnement. Des pratiques culturales non dogmatiques, inspirées de la permaculture, de la biodynamie, du maraîchage sur sol vivant et bio intensif.

Nous avons fait le choix de ne pas nous labelliser en bio car nous ne nous retrouvons pas vraiment dans sa définition pour plusieurs raisons, comme celle de pratiquer uniquement la vente directe à des personnes privées et dans la restauration : nous misons sur un lien de confiance et non pas sur une étiquette. Aussi, nous n’utilisons pas la plupart des produits autorisés en bio comme le souffre, le cuivre, la pyretrine, etc.

Heureux d’avoir l’opportunité de cultiver sur un terrain jamais labouré ni traité, nous avons décidé de le préserver. Certes, lors de mauvaises conditions climatiques les risques de perdre une récolte sont relativement élevés, mais ils seront cependant largement compensés par la mise en culture d’une grande diversité de variétés.
Aujourd’hui ce sont quelques 1800 m2 (200 m2 de tunnel, 1600 m2 de plein champ) sur les 1,6 hectares de prairie et haies qui sont dédiés au maraîchage, 2500 m2 au maximum à terme incluant les rotations avec des engrais verts.

Au fil des saisons et depuis le début de l’aventure « Jardin’Arts » en 2023 nous mettons l’accent sur l’amélioration de la structure du sol, de la biodiversité fonctionnelle et de la synergie entre les espèces déjà présentes. Ceci en effectuant un travail du sol aussi réduit que possible, par des apports réguliers de matières organiques que nous avons la chance de trouver chez nos voisins éleveurs et paysagistes, par des aménagements divers tels que des tas de pierre/bois, plantations d’arbres et haies vives.
Nous rêvons encore d’un grand plan d’eau où tout le petit peuple de la prairie pourrait s’y rafraîchir pendant les canicules (si d’aventure un mécène nous lisait:-)).

*la forme plurielle « nous », bien que Sophie travaille principalement seule, est choisie ici dans la volonté d’inclure tous les acteurs qui participent de près ou de loin au bon fonctionnement des Jardin’Arts : son compagnon Fred, requisitionné pour chaque tâche nécessitant plus de deux bras, la famille, les copains, les collègues agriculteurs voisins, les stagiaires de passage, les partenaires… et vous chers mangeuses et mangeurs de légumes qui venez boucler le cercle vertueux du vivant!